Il est 6 heures du matin et je suis assise dans mon salon, une tasse de café à la main, en train d'écrire le récit de mon expérience de maternité. Mon bébé de quatre mois est en train de dormir paisiblement dans son berceau, et j'ai enfin trouvé un moment de calme pour me replonger dans les souvenirs de ces derniers mois. Je me souviens de l'accouchement, qui a été un moment intense et épuisant, mais aussi merveilleux et plein d'amour. J'ai été épaulée par une équipe médicale formidable, qui m'a accompagnée tout au long du processus et m'a permis de mettre au monde mon petit garçon en toute sécurité. Après l'accouchement, les premiers jours ont été difficiles. J'étais fatiguée, épuisée même, et j'ai dû apprendre à m'occuper d'un bébé tout en récupérant de l'accouchement. Mais heureusement, j'avais mon mari à mes côtés, ainsi que ma mère, qui m'a beaucoup aidée. Je me souviens des moments de doute, des pleurs de mon bébé qui ne voulaient pas s'arrêter, des nuits sans sommeil et de la fatigue constante. Mais j'ai également vécu des moments de bonheur et de fierté, lorsque mon bébé a fait ses premiers sourires et a commencé à gazouiller. Au fil des semaines, j'ai appris à connaître mon bébé et à m'adapter à son rythme. J'ai compris que chaque bébé est différent et qu'il n'y a pas de recette miracle pour être une bonne maman. J'ai également appris à me faire confiance et à ne pas culpabiliser lorsque les choses ne se passaient pas comme prévu. Maintenant, quatre mois après l'accouchement, je suis fière de dire que je suis une maman heureuse et épanouie. La maternité n'est pas toujours facile, mais elle vaut chaque instant passé aux côtés de mon petit garçon. Et j'espère que mon récit pourra aider d'autres mamans à traverser cette période de leur vie avec plus de sérénité et de confiance en elles-mêmes.
1/ La conception
Après 7 mois d'essai pour tomber enceinte, j'étais rongée par la peur et l'angoisse. Je me posais sans cesse des questions : "Et si ça ne marchait pas ? Est-ce que j'ai un problème de fertilité ? Pourquoi cela prend-il autant de temps ?"
Toutes ces préoccupations créaient une pression supplémentaire sur notre projet bébé. Pourtant, il est prouvé scientifiquement que le stress peut avoir un impact négatif sur la fertilité. C'est un cercle vicieux où le stress peut empêcher la conception, ce qui augmente encore plus notre niveau de stress.
Finalement, après des mois d'échecs, mon mari et moi avons décidé de partir en week-end dans une retraite yoga pour nous détendre. Pendant 3 jours, nous avons pratiqué la méditation, le yoga, suivi une alimentation saine et énergisante, marché en forêt et échangé avec d'autres personnes. C'était un moment de repos absolu pour notre corps et notre esprit.
Peu de temps après le week-end de retraite yoga, j’ai constaté que j’étais enceinte. Il y aura peut-être des personnes qui diront que c’est une simple coïncidence, mais personnellement, je suis convaincue que l’esprit a un pouvoir immense sur le corps, et que cette pause m’a grandement aidée à concevoir. Peut-on dire que c’est uniquement grâce à cette retraite que j’ai réussi à tomber enceinte ? Impossible à dire.
Je suis bouleversée, émue et remplie de sentiments contradictoires. D’un côté, je suis tellement heureuse de cette nouvelle et de l’autre, j’ai peur de l’inconnu.
Il y a tellement de choses à prendre en compte : la santé du bébé, l’accouchement, les changements physiques et émotionnels que je vais subir, comment préparer la maison, comment se préparer à être parent, comment gérer le travail et la vie de famille, et tellement d’autres questions auxquelles je n’ai pas encore de réponse.
C’est à la fois excitant et effrayant, mais je sais que je vais faire de mon mieux pour être une bonne mère et pour élever cet enfant du mieux que je le peux. Je suis prête à relever le défi et à découvrir tout ce que la vie de parent peut offrir.
a) Le 1er trimestre
Au cours du premier trimestre de ma grossesse, j’ai reçu des conseils de base de ma gynécologue concernant les aliments et activités à éviter ainsi que le risque élevé de fausse-couche.
Bien que j’aie ressenti de la joie après avoir réussi à tomber enceinte, la peur de faire une fausse-couche était également présente et j’ai préféré ne pas trop me faire d’espoir pour ne pas être trop déçue. Chaque jour sans incident était une victoire, mais je ne pouvais m’empêcher de craindre chaque voyage aux toilettes.
Malgré les nausées et les vomissements continus, la sensibilité aux odeurs extrêmes et les siestes prolongées, j’ai essayé de rester positive. Cependant, j’ai trouvé que les femmes et les hommes ne sont pas suffisamment informés sur les premiers jours/semaines de grossesse et même sur la façon de concevoir de manière optimale. Les spécialistes supposent que nous savons tout, mais ce n’est pas toujours le cas.
Pour remédier à cela, j’ai décidé de lire des livres et des articles sur le sujet ainsi que d’utiliser une application spécialisée appelée « Grossesse+ ». Cette application gratuite nous a guidés pas à pas dans le suivi de la grossesse et nous a permis de suivre l’évolution de notre bébé chaque semaine.
En fin de compte, le premier trimestre a été à la fois long et rapide, avec des examens normaux et ouf, nous voilà enfin au début du second trimestre.
💡 Mes conseils : Reposez-vous, informez-vous sur la grossesse, lisez des livres et des articles, utilisez des applications spécialisées, parlez à votre médecin ou gynécologue pour des conseils spécifiques.
b) Le 2ème trimestre
Je vis à Montréal où le système de suivi de grossesse est différent de celui de la France. On peut soit passer par le système médical traditionnel avec un obstétricien, une péridurale, etc. soit par une maison de naissance avec une sage-femme pour un accouchement plus naturel à l’hôpital, dans une maison de naissance ou à domicile. Les deux options sont couvertes par l’État. Pour notre part, nous avons opté pour une maison de naissance et nous n’avons jamais regretté ce choix. Il est important de bien explorer toutes les options possibles pour trouver celle qui nous convient le mieux. Le deuxième trimestre de la grossesse a été génial, nous avons pu enfin annoncer la nouvelle à nos proches, voyager et profiter de chaque moment ensemble. Les examens et les rendez-vous chez la sage-femme se sont poursuivis et nous voilà maintenant au troisième trimestre.
💡 Mes conseils : Choisir une clinique adaptée, voyager, explorer, profiter à deux.
c) Le 3ème trimestre
En rentrant de mon voyage, j’ai décidé de m’inscrire à des cours de yoga prénatal et de TRX adaptés aux femmes enceintes. Ces activités m’ont fait beaucoup de bien en me permettant de continuer à bouger et à prendre du temps pour moi.
Cependant, à mon retour, nous avons connu une recrudescence du virus et toutes les activités sportives ont été annulées. C’était particulièrement difficile pour moi, car j’étais enceinte et que l’hiver est très rude à Montréal entre janvier et mars. Je n’arrivais plus à bouger facilement avec mon ventre qui grossissait de jour en jour.
J’ai donc décidé de me concentrer sur les préparatifs de l’arrivée de mon bébé. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’importance d’avoir une doula. Une doula est une accompagnante à la naissance qui peut aider la future maman à se détendre et à gérer la douleur pendant l’accouchement. Cela m’a été d’une grande aide, surtout que ma sage-femme était occupée avec un autre accouchement en même temps que le mien.
Je recommande vivement de chercher plusieurs doulas proches de chez soi et de rencontrer celle avec qui on se sent le plus à l’aise. La doula peut également donner des sessions prénatales pour expliquer le processus d’accouchement et les premières semaines post-natales, ainsi qu’apporter un soutien post-natal pour s’assurer que tout va bien.
En plus de l’aide de ma doula, j’ai également participé à un cours de préparation à l’accouchement où j’ai appris de nombreuses choses importantes pour un accouchement optimal. Ces informations sont souvent difficiles à trouver, mais elles peuvent faire toute la différence lors de l’accouchement.
💡 Mes conseils : Préparez-vous à l'accouchement en cherchant une doula, en suivant des cours de préparation, et en restant actif.
En conclusion
Après avoir accouché, je suis maintenant à 4 mois post-partum et je peux dire que je préfère cette période plutôt que la grossesse, car j’avais hâte d’accoucher et de retrouver mon corps. Je comprends que pour certaines femmes, il peut être difficile de se sentir à l’aise avec leur corps pendant 9 mois. Il est important de briser les tabous et d’être honnête sur le sujet afin d’aider les autres femmes à ne pas se sentir coupables.


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